Domaines d'action

Tous les projets soutenus par Abantu sont issus d’une initiative zambienne. Les habitants des villages dans lesquels Abantu Zambia intervient créent eux-mêmes leurs comités afin de déterminer les besoins pour le village. Les projets sont donc conçus, réalisés et gérés par les habitants eux-mêmes (allant de la rédaction d’un plan, la détermination des besoins matériels, des ressources humaines et du timing…).

Cette philosophie est le point de départ obligatoire pour permettre la réalisation d’un quelconque projet.

Dans le milieu villageois, le souci premier des parents est l’éducation de leurs enfants. La première demande qui nous parvient d’un nouveau village est toujours une école, car en fait, les villageois préfèrent rester chez eux, plutôt que de partir vers la ville. Partir vers la ville = la terre qui meurt + SIDA + maladies + … Un minimum de « facilités » fixe une population dans un village : le puits, le moulin, un accès plus aisé aux semences et une antenne médicale

Abantu Zambia coopère dans les domaines suivants :

a. Éducation

40% des enfants ne sont pas scolarisés. La demande fondamentale de chaque village est d’avoir une école primaire qui permet aux enfants d’aller à l’école dans leur village. La distance maximale qu’un enfant peut parcourir à pied est 10 km.

Aller en ville implique une augmentation du coût de la scolarité ou dans de nombreux cas un abandon de la scolarité. D’autres conséquences de la scolarité en ville sont une exposition plus importante à la prostitution, au sida, à la drogue et des déplacements de familles entières.

Si deux parents décèdent du SIDA en ville, les enfants rentrent au village, chez leur grand-mère. Mais comment peut-elle faire pour les élever seule ? La solidarité des  « associations de femmes » est alors indispensable !

b. Agriculture et Élevage

Les principales cultures sont le maïs, l’arachide, le tournesol, le coton, le riz, et on y élève principalement poulets, chèvres, cochons et bovidés.

La saison des pluies commence en novembre pour se terminer en mars. Il n’existe aucune politique agricole protégeant suffisamment les agriculteurs zambiens. Ceux-ci supportent donc l’entièreté des risques (sécheresse/inondation) liés à leur activité.

Les produits agricoles sont en grande partie consommés par les agriculteurs et parfois revendus lorsque la récolte est suffisante.

Lutter contre la malnutrition et créer une autosuffisance alimentaire sont un passage obligé pour permettre la survie et le développement durable de la population. Car une récolte suffisante signifie nourriture de base assurée pour 1 an. Le surplus peut être revendu, ou échangé, et apporter dès lors un léger bien-être supplémentaire.

L’agriculture et l’élevage permettent également d’avoir des revenus finançant la scolarité des enfants.

Dans un village, ce que toutes les femmes font le mieux, c’est cultiver la terre. C’est donc là précisément que l’aide en semences est à développer.

Ici encore, les associations de femmes (women’s club) jouent un rôle primordial. Elles cultivent un petit extra, veillent sur les enfants trop seuls et soutiennent les personnes âgées. Ces women’s club si courageux sont à soutenir par tous les moyens !

c. Soins de santé

Les soins de santé sont indispensables à toute communauté. L’état de précarité de certains villages oblige les habitants à faire de longs déplacements pour se faire soigner. Afin d’avoir accès aux soins de santé, les villages se regroupent pour élaborer des projets de création de dispensaires, centres, maternité,… etc. Abantu Zambia fournit de l’aide matérielle et financière à ces projets.

d. Orphelins

La Zambie compte douze millions d’habitants, dont 10% d’orphelins.  Chaque communauté est directement confrontée à cette situation inédite et les familles n’ont pas toujours les moyens d’accueillir tous ces orphelins.

Ces enfants ont besoin de beaucoup d’attention et d’un encadrement particulier.  Pour se faire des orphelinats, des parrainages et des centres scolaires spécialisés sont mis en place.

En Zambie, l'espérence de vie est de 42 ans.

e. Aide au financement de projets

Par souci de sécurité alimentaire nous aidons depuis plusieurs années des villageois à acheter des semences de maïs et de l’engrais. La météo variable et la durée nécessaire à la culture rend ce type d’aide difficile à obtenir auprès d’organismes de micro-finance traditionnels.

Dans certains villages, nous avions mis en place un système de prêt pour l’achat de semences (1 sac de 10 kg de maïs + engrais) en octobre, remboursable en août après la récolte, avec 10% d’intérêt. Le projet a très bien marché pendant plusieurs années, mais 2 mauvaises saisons des pluies consécutives ont démoli ce seul équilibre. C’est pourtant  à ce moment-là qu’il faut porter son effort. A recommencer donc !

De la saison des pluies, une fois par an (de décembre à mars), dépend la nourriture de toute une année ; c’est une réalité, que la saison soit bonne ou pas, insuffisante, ou trop abondante.

Abantu Zambia finance également en partie certains petits commerces proposés par des habitants. Ce financement est majoritairement octroyé aux groupes d’individus (clubs de femmes).

*Clubs de Femmes

Au fil des années, les clubs de femmes se sont formés et développent des activités génératrices de revenus afin de soutenir les orphelins et personnes vulnérables dans leur communauté.  Certains clubs ont également entrepris des projets d’intérêt communautaire tel que la rénovation d’un bâtiment scolaire

Les activités le plus souvent développées par les clubs de femmes sont :

- l’agriculture (maïs, légumes et jatropha)

- l’élevage de poulets

- la gestion d’un moulin à moteur ou d’une presse à huile

En leur proposant une aide financière, nous aidons certains des clubs de femmes à démarrer leurs activités et ainsi prendre en charge leur propre développement. 

Nous travaillons actuellement avec une trentaine de clubs, formés de plus de 650 femmes.

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